Accepter la vie

«  Peu importe ce qui arrive, c’est la seule chose qui pouvait arriver »

Je te parlais de ma candidose et du fait qu’elle avait été pour moi le déclencheur de ma remise en question. Pourtant cela n’a pas été si simple au début. Au départ, il y a eu un long combat. Etant de constitution plutôt robuste, très rarement malade, je ne comprenais pas cette soudaine fatigue extrême, cette sensation de ne plus avoir de force, ces allergies alimentaires, ces répétitions chroniques de mycoses qui malgré toutes mes tentatives revenaient sans cesse.

J’avais tout essayé pour les soigner, la voie allopathique, les huiles essentielles, la médecine chinoise, le shiatsu puis la naturopathie. J’ai changé complètement de régime alimentaire : plus de gluten, plus de sucre, plus de laitage pendant 6 mois. Une amélioration s’est fait sentir. Je retrouvais de l’énergie mais la candidose était toujours là. Je ne comprenais pas. Malgré tous mes efforts, malgré ma volonté, rien n’y faisait.

J’étais en lutte, dans une guerre permanente contre moi-même. C’était comme çà que j’avais grandi, ma façon de fonctionner depuis toujours. Pour moi, il était impensable d’abandonner. Si je voulais arriver à mes fins, il fallait me battre. Car je n’allais quand même pas laisser cette maladie vaincre !!! J’étais plus forte que çà !!! Je voyais bien que je ne contrôlais plus rien. Moi qui avais l’habitude de tout maitriser, là ce n’était plus le cas et j’en ressentais une frustration, une impuissance et une colère immense. Mais là encore, je ne voulais pas y être confrontée.

Alors je me suis dit que si le problème n’était pas physique, c’est qu’il y avait très certainement un autre paramètre qui rentrait en ligne de compte : la psychologie. Et si cet état n’était que la résultante de maux de mon Etre. Et si toutes ces douleurs, toutes ces souffrances, ces frustrations, ces trahisons, que j’avais enfouis au fond de moi depuis toutes ces années se rappelaient à moi aujourd’hui ?

J’ai commencé à m’intéresser au décodage biologique. Plus je lisais d’articles à ce sujet, plus je ressentais une vérité en moi. Comme si mon âme me disait oui c’est çà.

Le postulat du décodage biologique est le suivant :

La maladie est là pour transmettre un message. L’objectif est donc de retrouver l’origine émotionnelle de cette maladie, afin d’exprimer ce qui n’a pas pu l’être et de s’en libérer. Le drame est d’avoir gardé le mal en soi, de ne pas l’avoir exprimé, sorti. Cette énergie doit être remise en mouvement et extériorisée. En exprimant l’émotion, on libère le corps.

La médecine traditionnelle traite le symptôme, le décodage s’intéresse à la cause.

En refoulant ses émotions, on renie par là même ses besoins et à un moment donné notre Être arrive à saturation.

Il  nous dit : Ecoutes moi ! Respectes moi ! 

https://radiomedecinedouce.com/broadcast/41693-Le-décodage-biologique

C’est pour cela que je te disais que la candidose m’a été salutaire, car elle m’a permis de me rendre compte que j’étais sur le mauvais chemin. Ma vie finalement ne me convenait pas. Mes relations n’étaient pas épanouissantes. Je ne m’aimais pas et ne m’estimais pas suffisamment. Et surtout j’avais l’impression de subir ma vie et non d’en être actrice. J’avais la sensation de tout contrôler mais au final je ne maitrisais rien.

Et si en fait, ma vision de l’existence n’était pas la bonne. Et si au lieu d’être victime je devenais créatrice. Et si au lieu de voir les choses négativement, je décidais de me dire que chaque expérience était là pour me faire grandir.

Marc Aurèle disait :

«  Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre »

Cette notion d’Acceptation allait revenir sans cesse dans mes lectures, dans les discours de conférencier que je regardais sur internet. Moi, grande prêtresse du contrôle, devais-je comprendre que le bonheur pouvait peut être passer justement par le « lâcher-prise » ? Ce mot, j’allais l’entendre, j’allais apprendre à le détester. Accepter ce qui est simplement. J’avais passé mon temps à refuser les faits, à être en révolte contre la réalité, contre l’injustice des évènements. Plus je rentrais en résistance, plus je me sentais blessée par la vie.

La culture des sages Hawaiens, que l’on appelle Ho’Oponopono, parle de la Loi de l’Acceptation. La sagesse, selon eux, est d’accepter les choses telles qu’elles sont car de toute façon nous ne pouvons les changer. Par contre nous avons la responsabilité de la manière dont nous percevons et utilisons cette expérience. Nous avons le choix de la voir comme une opportunité d’évolution ou comme un drame qui nous fera perdre notre équilibre intérieur. Parfois, nous sommes incapable de comprendre ce qui arrive dans notre vie. Nous éprouvons un sentiment d’impuissance face aux évènements. Pourtant ce qui est, est la seule chose qui existe. Le passé ne peut être modifier. Alors rester dans le présent, avoir confiance dans le fait que la vie nous apporte exactement ce dont nous avons besoin, est la voie de l’apaisement. Plutôt que de lutter inutilement, le Pono nous propose de nous concentrer sur l’action à mener. Je suis convaincue, que même si je ne comprends pas la raison de cet évènement, il sera nécessaire et utile à mon évolution et à mon éveil. Je pars du principe que toutes épreuves, petites ou grandes, permettent de me remettre en question, d’avoir une nouvelle perspective et d’ouvrir le champ des possibles. Elles permettent d’ouvrir mon esprit vers des chemins jusque-là non explorés.

Finalement, c’est là où j’en suis aujourd’hui. Je regarde mon passé avec plus de sérénité et essaie de comprendre les enseignements à tirer de mon histoire.

Pour en savoir plus :

«  Comment adopter l’Ho’Oponopono attitude » de Carole Berger

« Petit traité de la vie intérieure » de Frédéric Lenoir

« Mon corps pour me guérir » Christian Flèche


 

Add a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.