Comment dépasser les doutes…

Je revois mes relations et prend conscience de toutes ces mémoires que j’ai transposé sur elles. Toutes ces attentes que j’avais, cette volonté de retrouver chez l’autre ce qui me manquait.

Résultat d’images pour le doute

Pendant des années, j’étais à la recherche de cette tendresse, de ce don d’amour inconditionnel que je n’avais pas reçu étant petite fille. J’avais une soif éperdue de cette douceur, de cet attachement lié à un amour absolu. Cette quête sans fin m’a amené à beaucoup de souffrance. Je me heurtais à des murs, des fins de non-recevoir. Car comme avec ma mère finalement, j’étais face à des hommes qui certes m’aimaient sans doute mais était dans l’incapacité de me dévoiler leurs sentiments, paralysés à l’idée de montrer ou de prononcer des paroles d’amour. Comme elle, ils ne pouvaient pas donner. Bien qu’étant des êtres généreux, bienveillants et à l’écoute des autres, bizarrement ils n’étaient pas en mesure de s’investir dans une relation amoureuse. Je percevais leur comportement comme un refus de m’aimer MOI. Qu’est ce qui en moi générait ce « rejet »?

Très certainement parce que moi de mon côté, j’étais dans l’impossibilité de recevoir. D’une façon ou d’une autre, sans vraiment savoir pourquoi, je pensais ne pas mériter que l’on m’aime. Dette transgénérationnelle, impression de ne pas avoir été désiré et attendu, fidélité à la douleur de ma mère… tant d’explications possibles.

Je transposais le lien à ma mère sur mes histoires d’amour. Espérait trouver cette attention qu’elle n’avait pas su m’apporter.

Finalement, moins j’étais moi-même et authentique avec l’autre, plus je me méprisais, me désaimais et me rejetais. Rejetant mon propre être, il ne pouvait être possible qu’un autre être humain puisse vouloir de moi dans sa vie. C’était impensable. Cette histoire pourrait durer quelques temps mais à un moment donné, il se rendra compte de la supercherie, du fait que la femme avec qui il est en couple n’existe pas et me quittera. Telles étaient mes pensées inconscientes.

En relation, je vivais dans le doute, dans la crainte, dans le questionnement incessant. Prenant de la distance pour ne pas me montrer dépendante alors que bien sûr, sans vouloir l’accepter, je l’étais. Je rejetais cette idée.

En quelque sorte, la confiance m’était une notion inconnue. Je n’avais pas d’appréhension quant à leur fidélité, mais appréhendait une séparation à venir. Aucun de mes compagnons n’avaient été en mesure de me rassurer. C’était même l’inverse. Par leurs propos, leurs comportements, ils venaient semer les graines de cette défiance.

Cet abandon futur potentiel planait de façon permanente. J’avais la sensation que si je ne me conformais pas à leurs attentes, le couperet risquait de tomber.

Ce sentiment d’insécurité, cette incertitude m’empêchait de m’investir dans cette histoire d’amour comme je le désirais. Car oui, mon souhait était de créer un lien fort de complicité, de partage, d’ouverture du cœur, de sincérité. Je voulais pouvoir être qui j’étais sans peur, être en confiance, dire mes sentiments. Mais la méfiance était plus forte, le doute trop grand. Je craignais par dessus tout de revivre cette blessure si profonde d’abandon. J’avais cette impression que mon coeur allait se désagréger si je m’attachais trop à une personne mais que ce sentiment n’était pas partagé, comme si je je m’exposais inconsciemment à la mort.

Et si je me dévoilais et que l’autre n’éprouvait rien pour moi, comment allais-je survivre à ce rejet? Et si je continuais à donner trop sans rien recevoir, n’allais-je pas me perdre ? M’éteindre à petit feu ? Me vider et n’avoir plus aucun amour en moi ? Est-ce que vraiment cette relation méritait mon investissement total ? Avait-elle un avenir ?

Telles avaient été mes interrogations lors de ma dernière relation. Ma réponse était que je ne voulais pas prendre le risque de me plonger à cœur déployé dans une histoire qui me semblait bien fragile. Dans laquelle je n’avais pas la sensation que je pourrais m’épanouir et grandir avec l’homme que j’aimais. Je sentais que je m’égarais.

Je ne sentais pas F. capable de m’apporter l’amour, de combler mon besoin de partage, de communication, de découverte. Je n’étais pas sûre que nous regardions tous les deux dans la même direction, que nous avions les mêmes envies. La suspicion de séparation étant trop grande, le doute l’a emporté sur les sentiments.

Avec le recul, aucun autre choix n’aurait pu être fait. Même si j’ai conscience qu’une part de peur m’a éloigné de cette relation, je sais également que mon âme me conduisait vers un autre chemin, celui de la connaissance de moi. Je faisais fausse route. Ce n’est pas en F que je devais chercher l’amour mais en moi. Lui-même désorienté, il n’était pas en mesure à cette période de sa vie de m’apaiser.

Selon moi, dans l’amour véritable, il n’y a pas de doute. On sait que l’on est bien, à sa place, que l’on ne risque rien. Vous voyez dans son regard, cette promesse du coeur. On est en paix, apaisé, et non dans la souffrance et le bavardage mental continuel.

Quand le doute vous ronge, vous n’êtes plus dans l’amour, mais dans l’attachement, la dépendance. Si vous ressentez de l’amour en vous et en face de vous, vous n’avez aucune raison d’avoir peur.

Mais avant tout le travail commence en soi. Ce doute persistant venait non seulement de ce que dégageaient les individus face à moi, mais surtout de mon inaptitude à croire en moi, à m’aimer.

Douter est normal car chaque choix, changement comporte une part de risque. Là où il devient pathologique c’est quand il sabote vos pensées, vous paralyse, vous conduit à la stagnation.

Je considère aujourd’hui le doute comme un allié, une indication d’un déséquilibre. Je me pose la question : que veut-il me dire? Pourquoi se manifeste t-il à moi?

Est-ce un manque d’estime de moi, de confiance, une peur d’un engagement, de prendre une décision ou est-ce une information que je suis sur la mauvaise voie?

Alors si vous doutez, votre meilleur allié est votre intuition. Que vous dit votre cœur ? Qu’est ce qui vous fait hésiter? Qu’éprouvez vous à l’idée de vous projeter dans un futur avec votre amoureux ou dans un nouveau métier, nouveau lieu, etc…? Vous sentez vous léger, avec des papillons dans le ventre ? Ou au contrainte crispé, dans l’angoisse ?

Votre intuition c’est votre âme, votre plus belle partie, celle qui Sait ce dont vous avez besoin, si vous êtes dans le juste, dans le vrai. Si vous êtes aligné avec vos aspirations. Si vous êtes sur le bon chemin, dans la bonne relation. Encore faut-il savoir l’écouter, lui faire confiance. Toutes les réponses sont en vous. Prenez le temps de vous connecter à vous-même pour les laisser émerger. Quelque soit la bienveillance des gens, personne d’autre que vous ne peut percevoir ce qui vous fait vibrer, ce qui vous appelle

Alors comment la développer ?

  • Fais de l’espace en toi

Prends des temps de silence chez toi ou dans la nature. Lis. Médites

  • Ecoutes ton corps

Portes attention à ta respiration

Ton corps se contracte quand tu pars dans la mauvaise direction, que tu t’égares.

  • Ecoutes ton cœur

Qu’est-ce que tu ressens quand tu penses à ta vie actuelle ? A ta vie rêvée ?

Ecoutes tes émotions. Est-ce que tu es en joie ?

  • Libères toi de toutes attentes
  • Entraines toi

Notes tes intuitions. Quelques jours après est ce qu’elles sont confirmées ou pas.

  • Ai confiance dans tes intuitions

Le mental est toujours logique, rationnel

Les messages de l’âme sont plus directs, plus fluides, plus sages. Il n’y a pas de raison.

  • Vis le moment présent. Observes précisément ce qui t’entoure.

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