Dialogue d’une femme en chemin

Je suis sur le chemin. Le chemin qui me conduit à mon Être.

Je me découvre peu à peu après 42 ans de quête. 42 ans à jouer un personnage, 42 ans à me perdre dans une existence qui n’était pas la mienne.

J’ai eu des moments de joie, des moments de douleurs intenses mais m’appartenaient-ils vraiment ? Je suis cette femme qui aujourd’hui se retourne sur son passé et qui se dit qu’elle avait besoin de toutes ses expériences pour arriver à ce carrefour de vie. Je suis cette femme qui, comme toi peut-être, se juge souvent, se dit qu’elle réfléchit trop, voudrait être meilleure et aimerait arriver à atteindre cet idéal de vie, ce bonheur dont on lui parle dans tous les magazines, à la télé, sur internet.

Je lis tous ces livres, regarde toutes ces conférences qui parlent de trouver le St Graal : LA REALISATION DE SOI. Je les écoute et suis en admiration devant le parcours de ces personnes. Elles ont gravi des montagnes, ont constamment dépassé leurs limites, ont bousculé leurs vies, se remettant en question. Et je me dis WAOUH !!! Mais quel est leur secret ?

Leurs techniques semblent si simples, si faciles, mais moi je n’y arrive pas. La recherche de ce bien-être je le cherche partout, chez des thérapeutes divers et variés, dans des livres, dans des stages, dans des retraites spirituelles. Je cours, je m’épuise à la recherche de cette sérénité, me mets une pression incroyable. Plus je la cherche, plus elle s’éloigne de moi…

Finalement c’est par ce confinement forcé, qui me contraint à me retrouver seule face à moi-même que je commence à comprendre. Je suis en quête de quelque chose qui est en fait à l’intérieur de moi. Cela me fait d’ailleurs penser à cette histoire :

C’est l’histoire d’un bonhomme qui a perdu sa clef. Il la cherche sous un lampadaire. Arrive un autre bonhomme.

-Que faites-vous, Monsieur?

– Ben…  je cherche ma clef.

– Mais êtes-vous sûr que vous l’avez perdue ici?

– Non, absolument pas. Mais c’est le seul endroit où il y a de la lumière!

Toutes les réponses sont en moi. L’extérieur peut me donner des pistes de réflexion, me permettre de mes poser les questions essentielles. Cependant, j’ai compris qu’au final, je ne poursuivais pas le bonheur, mais que j’étais avant tout à la recherche de moi-même.

Comme un archéologue, cela allait passer par des fouilles de plus en plus profondes. J’ai compris que cela pourrait peut-être durer des années… Mais finalement, y a-t-il vraiment une fin? Une vie ne suffit pas sans doute à découvrir toutes les facettes de notre Être.

Alors je continue ce parcours avec toi. Je partage ici mes réflexions, mes avancées, mes questionnements, en me disant que cela pourra peut-être t’aider toi aussi. Peut être qu’en me racontant, tu te retrouveras également dans une part de mon histoire.

Te dire que oui , ce n’est pas toujours facile, que parfois on se dit que l’on n’y arrivera jamais, on flanche et on a envie de laisser tomber. On retombe dans ses anciens travers en se disant que le monde est injuste, que la souffrance ne nous lâche pas, que l’on ne mérite pas mieux.

Et puis le chant d’un oiseau, le sourire d’une rencontre, la bienveillance que l’on nous apporte, nous montre que la vie est belle et l’on y croit à nouveau.

Aujourd’hui j’ai donc décidé de me poser la question suivante :

Comment en suis-je arrivée à oublier qui je suis ? Quel est le processus qui fait que je me suis perdue ?

Après des recherches grâce à différents supports, voici mes premières réponses.

Comme plusieurs d’entre vous sans doute, je n’ai pas été un enfant désiré. Ce 3ème enfant qui faisait porter un poids de plus à ses parents a très vite compris que pour être accepté, il devait s’adapter à son environnement. Face à un frère et une sœur en apparence extravertis, qui savaient s’imposer, je me suis donc fais discrète, presque transparente. J’obéissais sans broncher, travaillais consciencieusement à l’école, n’avais jamais un mot plus haut que l’autre, d’ailleurs je ne parlais pas ou très peu. Mes parents n’avaient pas souhaité mon existence, j’ai donc fait en sorte de ne pas exister…

Combien sommes-nous à nous être conformer à notre environnement pour pouvoir toujours être relié à l’Amour ? Nous naissons tous avec l’amour et l’abondance en nous. Mais au fur et à mesure que nous grandissons, nous prenons conscience que contrairement au début cet amour devient conditionnel.

Si nos parents nous montrent peu d’intérêt, manque de présence, sont violents verbalement ou physiquement…, nous en déduisons que nous avons peu de valeur, que ce que nous sommes ne convient pas, n’ait pas aimable. Ceux-ci nous apparaissent en effet comme infaillibles, donc le problème est forcément lié à notre personne. Parfois même, il s’agit juste de l’interprétation de l’enfant que nous sommes. Ses parents sont trop préoccupés ou travaillent trop, il lui manque alors l’attention, la tendresse nécessaire à son évolution.

Etant enfant, nous avons un besoin absolu de cet amour et le cherchons en respectant les attentes de notre entourage. Cet entourage qui d’ailleurs lui aussi vit à travers ses peurs, ses croyances, son éducation et nous les ont transmis.

Nous construisons un personnage correspondant à ce que nous pensons que les autres souhaitent que nous soyons. Nous cherchons à l’extérieur de nous cet amour, cette abondance. Nous nous perdons. Notre âme, notre cœur sait qui nous sommes, mais nous n’entendons plus sa voix.

Et puis un jour, une rencontre, une maladie, un accident, un évènement souvent douloureux, nous fait prendre conscience que nous ne sommes pas qui nous croyons être, que nous nous sommes racontés une histoire.

Pour moi cela est passé par la mort de mon père, puis par l’arrivée dans ma vie d’une candidose, maladie insidieuse. Depuis, elle m’accompagne pour me montrer le chemin vers moi-même. Grâce à elle, je me suis retournée sur ma vie, mes relations avec les autres et les hommes en particulier.

Je me suis rendue compte qu’à force de me conformer aux autres, je ne savais finalement plus qui j’étais… Alors je cherche…

Pour résumer le processus de la perte de son Moi véritable :

  • Nous naissons dans l’amour et l’abondance
  • Nous comprenons que l’amour devient conditionnel
  • Nous nous conformons aux attentes de notre entourage pour garder cet amour
  • Notre personnalité se construit en fonction de ces attentes
  • Nous portons un masque et nous coupons de notre Être profond

3 pistes de réflexion qui peuvent aider à y répondre en partie :

  • Me connecter à mon Enfant intérieur . Quels étaient mes rêves d’enfant ?

Exercice de l’enfant intérieur

Choisissez une photo de vous enfant. Mettez vous au calme, fermez les yeux.

Observez la photo dans les moindres détails, l’enfant sur la photo dans les moindres détails

Visualisez l’endroit où se passe l’action, souvenez vous de la chaleur, de la lumière, des objets qui vous entouraient, des bruits

A quoi pense l’enfant? A quoi rêvait il? De quoi avait il besoin?

Imaginez que cet enfant soit là près de vous, que vous dirait il?

Ecrivez les mots prononcés par l’enfant, sans aucune censure. N’essayez pas de comprendre, écrivez tout simplement

  • Comprendre mes valeurs

Expliquer par écrit à un enfant de 11 ans quel est le sens de la vie pour vous

  • Quels sont mes talents ? Qu’est ce qui fait que je suis un être unique ?

Je laisse ces pensées cheminer en toi. Peut-être cela t’amènera t-il à te connecter à ton Être pour laisser émerger cette part de toi qui cherche à s’exprimer. N’hésites pas à m’écrire si tu le souhaites et je continuerai à partager mes pensées avec toi.

A Bientôt 

 Sophie             

Add a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.