Et si j’étais responsable?

Nous sommes tous responsables de nos vies, de nos décisions, de la façon dont nous réagissons aux évènements. Souvent, nous préférons nous poser en victime que ce soit d’une personne ou des circonstances de la vie, mais cela nous enlève notre force. En tant qu’acteurs de notre vie nous avons le pouvoir de changer ce qui ne nous convient pas ou plus. La solution est en nous.

Prenons conscience de l’importance de nos pensées, de nos paroles, de nos actions. Nous ne sommes pas toujours responsables des malheurs de notre existence mais par contre nous sommes toujours responsables de notre réaction émotionnelle et comportementale face à eux.

Face à la jalousie, au manque d’attention, au non-respect, nous avons le choix de répondre par la tristesse, la colère ou le refus de subir cela. Nous avons la possibilité de voir en tout évènement, une expérience pour grandir, ou nous laisser choir en nous disant que la vie est vraiment trop injuste ( petite référence à Caliméro ).

Pendant longtemps, j’ai été ce Caliméro, et puis j’ai décidé que si je voulais voir ma vie changer c’était à moi de la changer. C’était à moi, d’avoir assez de considération pour moi-même pour ne plus accepter dans ma vie des hommes qui n’étaient pas présents, qui ne prenaient pas soin de moi, n’étaient ni attentionnés, ni dans le partage.

Je pourrais parler de la même façon de l’entourage, des amis. Nous sommes responsables de qui nous voulons voir à nos côtés : des personnes positives, qui nous montrent que nous sommes importants pour eux, ou des gens qui ne prennent pas conscience de notre valeur.

Finalement, le plus beau cadeau que je me suis fait c’est, par amour et respect pour moi, d’avoir pris la décision de rompre avec F, mon dernier petit ami en date.

Je ne me sentais pas prise en compte, pas considérée dans cette relation. F ne m’accordait ni temps, ni attention. Tout semblait à ses yeux plus importants que moi. J’avais la sensation de n’avoir droit qu’à quelques parcelles de ses disponibilités, de sa tendresse. J’avais besoin qu’il me fasse partager sa vie, qu’il me donne une place que je n’avais pas.

Les rares moments de complicité, de tendresse, de plaisir n’étaient plus suffisants pour compenser ses manquements. Un sentiment de répétition s’est révélé à moi. Ce schéma-là, je l’avais déjà vécu et aujourd’hui je décidais de ne plus continuer sur cette voie-là. 

J’ai fait le choix de rompre avec l’homme que pourtant j’aimais par estime pour moi-même. J’ai pris conscience que je méritais mieux qu’un semblant de relation, mieux que quelques miettes d’amour. J’étais prête à lui donner mon cœur mais plus à n’importe quelle condition.

Alors oui, j’étais responsable du fait qu’il ait agit ainsi envers moi en ne mettant pas mes limites dès le départ et en acceptant son attitude. J’ai été responsable de ne pas m’être rendue compte tout de suite que son comportement n’était pas celui d’un homme qui avait envie de s’engager avec moi.

Et je pense même avoir été responsable d’avoir attirée ce type d’homme. Car nous attirons ce que nous vibrons. Je n’avais pas d’estime et de respect pour moi, je me suis donc vu confronter à un homme qui n’en avait pas non plus. Comment quelqu’un pouvait-il m’aimer alors que je ne m’aimais pas moi-même?

  • Responsable de nos choix mais également de la vision que nous avons de l’existence. Nous pouvons choisir de voir la beauté de la vie ou ses aspects négatifs. Cette vision passera toujours par le prisme de notre réalité. Le monde nous apparaitra triste et hostile si nous le considérons comme tel. Nous interprétons en effet souvent les dires des autres, les situations en fonction de nos croyances, de nos besoins. Il ne s’agit pas là de la vérité mais de Notre vérité. Il est important de transformer notre regard pour changer notre perception des choses.  
  • Responsable de nos pensées également, car celles-ci modifieront notre attitude face aux évènements compliqués de la vie. Soit notre esprit nous les montrera comme catastrophiques et insurmontables, soit nous choisissons de prendre du recul et voyons les choses d’un œil plus serein. Parfois une situation génère en nous un stress dépassant la mesure de la réalité. Réviser son premier jugement et changer de perspective peut être intéressant pour changer sa vérité.
  • Responsable de nos émotions, des sentiments que nous éprouvons face aux actions des autres et de la façon dont nous réagissons. En prendre conscience permet de mieux se comprendre pour pouvoir évoluer. Ainsi, si par exemple un ami ne nous a pas appelé depuis longtemps, on peut choisir d’être en colère et triste parce qu’on pense qu’il ne se soucie pas de nous ou considérer qu’il a peut être beaucoup de travail et n’a pas de temps en ce moment. Nous choisirons donc de lui envoyer un message pour dire que l’on pense à lui.
  • Responsable des obligations que nous faisons porter sur nos épaules. Nous nous sentons souvent contraint d’effectuer des tâches, qui somme toute pourraient être déléguées, reportées, voire même annulées. Notre langage passe par «il faut que, que dois… ». Ce poids est souvent trop lourd et nous entraine au bord du précipice.
  • Responsable de nos propos, des parole désobligeantes que nous prononçons, du mal que l’on peut faire autour de nous parfois.
  • Responsable de nos choix, du chemin que nous prenons, de nos échecs.

MAIS NON-RESPONSABLE de la vie des autres, de leurs décisions, de leur bonheur. Nous pensons que les autres ne peuvent être heureux que si nous sommes à leurs côtés, que si nous les aidons… Mais chacun est Responsable de lui-même, de sa vie. Nul ne peut vous accuser de son malheur, car chacun est créateur de ce qu’il vit. Alors oui, nous pouvons être présents pour les êtres que nous aimons et les soutenir, mais nous ne pouvons nous considérer comme responsable d’eux (hormis les jeunes enfants ou nos parents âgés dépendants).

C’est une notion que j’ai eu beaucoup de mal à intégrer car toute mon existence, j’ai toujours eu l’impression que mon devoir était d’être en support de l’autre ( ma mère, mon père, mon frère, mes amis, mes copains ). S’il souffrait, je me sentais coupable de ne pas pouvoir le soulager de cette souffrance. Il fallait que je puisse l’aider, que je sois là à ses côtés, même si moi je ne m’en sentais plus la force parfois. L’autre ne me demandait rien, j’étais donc moi seule responsable de la pression que je me mettais. Avec le recul, j’étais présente pour autrui comme j’aurais voulu que l’on le soit pour moi. Par cette action, je me sentais exister. J’avais un rôle, une place à tenir. Je vivais à travers eux…

Alors prenons cette Responsabilité de nous créer une existence qui nous ressemble, faite de joie, d’amour et de respect. Entourons-nous de personnes bienveillantes. Apportons-nous l’estime que nous attendons des autres. Portons un œil plus positif sur le monde. Soulageons-nous du stress que nous nous faisons endurer.


Podcast de Chloé Bloom, que je trouve clair et intéressant sur la Différence entre Culpabilité et Responsabilité

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