La Compassion

Aujourd’hui j’ai envie de te parler de la compassion.

De ce que ce mot évoque pour moi. Tu peux regarder ce mot de deux points de vue différents.

Souvent, c’est notre relation à autrui dont nous parlons. Se mettre en lien avec l’autre, lui apporter notre soutien, écouter sa détresse.Notre coeur est ouvert dans un sentiment d’accueil vis à vis de de la douleur d’une autre personne. Nous nous préoccupons de ce que ressentent les personnes qui nous entourent.

Nous ne nous mettons pas à leur place, ne cherchons pas forcément de solutions à leurs problématiques, mais sommes simplement présents pour eux.

Je trouve finalement que c’est le plus beau des cadeaux.

Juste être là à côté de l’Humain en souffrance, être attentif à lui, à ces mots ou simplement son silence, ne rien vouloir, ne rien attendre. L’Ecouter. Lui montrer qu’il n’est pas seul. S’intéresser à lui.

Cette présence permet à l’Autre de se déposer, de se sentir accepter lui pleinement tel qu’il est et par là même d’accueillir lui aussi sa blessure.

Nous arrêtons pour un moment de penser à ses propres atermoiements pour penser à l’autre. Nous nous rapprochons de notre Humanité.

Mais avant de pouvoir vraiment être en compassion pour l’autre, ne faut-il pas commencer par avoir de la compassion pour nous mêmes, pour nos souffrances, nos peurs, notre tristesse.

Penchons nous d’abord sur nos propres douleurs, nos doutes, nos angoisses. Nous sommes souvent intransigeants envers notre Être, avons du mal à accepter notre faiblesse.

La société actuelle nous assène cette obligation au bonheur, à la joie. Nous en venons à nous en vouloir en cas de baisse de moral, si nous ne parvenons pas à nous relever assez vite d’une rupture, d’un deuil…

En ne nous laissant pas vivre nos émotions, nous mettons notre âme en sourdine. Nous la muselons. Est ce vraiment faire preuve de compassion à notre égard ?

Apprenons à être bienveillant envers nous-même, à nous réconforter en cas d’échec, de craintes, quand nous sommes tristes, perdus. Cessons de nous critiquer, de nous astreindre à des devoirs, à être durs et autoritaire à notre égard.

Soyons tendre et doux , comme nous le sommes avec autrui.

C’est cette compassion et au-compassion qui nous amènera à porter un regard différent sur la vie. Sortant des jugements envers nous-mêmes, nous pourrons également mieux accueillir l’autre.

Acceptant nos imperfections, nous serons en mesure d’accepter davantage celles des autres. Comprendre certaines de ses actions, qui nous paraissaient jusque là inacceptables. Nous commençons à apercevoir le bien qu’il y a dans chaque être, que chacun cherche le bonheur à sa façon.

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